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  • Chris le Farfadet

"Force, Violence et Répression"

Mis à jour : 8 sept. 2020

« Force, Violence et Répression »

Bois de Poirier, 2020

A la mémoire de toutes les victimes de violences policières.

Avant toute chose, loin de moi l’idée de vouloir faire des généralités.

Il est bien évident que cette sculpture ne dépeint pas l’ensemble du personnel des forces de l’ordre.

Elle est là pour mettre en avant certains comportements qui fort heureusement ne sont pas généralisés.

Il y a bien entendu, au sein des forces de l’ordre, et j’en connais personnellement, des personnes qui exercent leurs métiers avec humanisme, compassion, bienveillance et professionnalisme. Et je tiens à remercier toutes ces femmes et ces hommes qui ont choisi de revêtir l’uniforme pour protéger et veiller à la sécurité et au bien être de chaque citoyen. Souvent en mettant leurs propres vies en danger.

Merci à eux.

Malgré cela, nous ne pouvons pas nier non plus, qu’il existe également des personnes, qui une fois l’uniforme sur le dos , se sentent investies d’une force et d’une impunité leur permettant toutes les dérives possibles sans jamais être inquiétées.

Certains profitent de cela pour exercer un pouvoir sur toutes personnes dites plus faibles. Ils ont ce sentiment de supériorité et d’invincibilité que leur procurent leurs fonctions.

Comme ce poulet policier sculpté dans le bois et accessoirisé de diverses pièces métalliques, ils sont comme des robots.

Tel Robocop, ils ne pensent pas par eux même. Ils obéissent aveuglément et sans réfléchir, à des ordres émanent d’une hiérarchie, elle même commandée par les hauts responsables gouvernementaux.

Il y a toujours eu des brebis galeuses au sein des forces de l’ordre. Des ripoux. Ceux ci pouvaient tremper dans des affaires de stupéfiants, de blanchiments d’argent, de gangs, de vols...Mais cela restait des cas isolés. Comme le fait de se servir de sa fonction pour s’autoriser des passe-droits.

Tout cela, bien que condamnable, a toujours existé et existera encore.

Mais il y a pire que tout ça.

En premier lieu le problème du racisme au sein des forces de police et de gendarmerie.

Car oui, cela existe, cela est avéré, et cela est inadmissible.

Nous ne pouvons, en France, pays des droits de l’Homme, tolérer, que nos forces de l’ordre se rendent régulièrement coupables d’actes racistes.

Être stigmatisé, pris à parti, et violenté, tel le vilain petit canard noir, seulement sous prétexte de sa couleur de peau est intolérable au sein de notre République.

Nous sommes tous des citoyens de France, avec les mêmes droits. Peu importe notre couleur de peau, notre religion, nos croyances, nos préférences sexuelles...Nos différences doivent être respectées car elles nous appartiennent et font la richesse de notre nation. Elles ne doivent en aucun cas être la justification d’actes violents, qu’ils soient verbaux ou physiques. Et encore moins venant de la part des garants de la paix sur le territoire. Ceux qui se rendent coupables de ces actes sont inexcusables.

Et puis il y a la violence répressive. Celle ci peut être financière, verbale, et physique.

Cette forme de violence est la plus dangereuse, car elle n’est pas le fait d’individualités comme les autres. Celle ci est organisée et orchestrée par nos gouvernements.

Il y a tout d’abord cette répression qui touche le portefeuille. Ce racket organisé.

Sous couvert de sécurité, tout les prétextes sont bons pour alléger les comptes en banque des citoyens.

Au départ, les Gens d’Armes, étaient là sur les routes pour protéger les voyageurs contre les bandits de grands chemins qui pouvaient les détrousser.

Aujourd’hui ce sont eux, les Gendarmes, qui détroussent les usagers de la route pour le compte de l’État.

Bien sur la sécurité routière est un problème dont il faut se préoccuper. Mais ne soyons pas naïfs. La politique du chiffre existe bien. Les radars sont placés pour la grande majorité, non pas aux endroits dangereux, mais bel et bien aux endroits qui rapporteront le plus. Ce sont les tirelires géantes de l’État.

Aujourd’hui tout est sujet à contredanses. Les amendes pleuvent. Et nos libertés s’amenuisent.

Et puis il y a cette violence, verbale mais de plus en plus physique aussi, que les membres des forces de l’ordre, exercent sur toutes personnes osant critiquer le système en place.

Et là est le vrai danger, car nous glissons lentement vers une police politique. C’est à dire ni plus ni moins qu’une milice, qui serait là pour mater toute forme de rébellion de la part du peuple.

Nous en avons maints exemples. Et cette répression est de plus en plus violente je peux en attester, pour en avoir été le témoin en plusieurs occasions. Des manifs étudiantes, au mouvement des Gilets Jaunes, en passant par les manifs sociales, ainsi que plusieurs marches et actions humanitaires ou écologistes, j’ai usé le pavé.

Et j’ai été témoin et victime de cette répression violente.

Les médias à la botte des gouvernements ne montrent que les cas de violences de la part des manifestants. Celles ci sont souvent le fait de casseurs ayant infiltrés le mouvement et non le fait des manifestants eux même. Le but des médias et par la même celui de nos dirigeants, étant de décrédibiliser les actions bien entendu.

Pourtant comme le dit le journaliste Valentin Gendrot dans son livre Flic qui vient de paraître, les forces de l’ordre sont souvent les instigateurs de la violence.

Lors des manifestations nous avons en face de nous de vrai cow-boys qui sont armés et protégés comme si nous étions en guerre.

Intimidations, et violences sont légions. Ils ont la gâchette facile, que ce soit avec leurs bombes de gaz lacrymogène dont ils arrosent à tout va toutes personnes étant dans leurs champs de vision. Ou avec les fusils lance-grenades de dés-encerclement, et leurs Flash balls.

Le mouvement des Gilets Jaunes ayant été l’apogée de cette violence policière. Combien de mutilés dans les rangs des manifestants non armés et pacifistes, pour combien de policiers armés et surprotégés blessés ?

Cette répression qui continue aujourd’hui, en cette période de crise « sanitaire », qui veut que tout mouvement contestataire soit cassé. Manifestations interdites, banderoles arrachées…

Tout cela montre bien que nos forces de l’ordre deviennent peu à peu le bras armé du pouvoir afin d’annihiler toute révolte.

Les manifestants ne sont pas des délinquants et des voyous. Nous sommes juste des citoyens voulant un monde plus juste.

Les bandits, sont ceux qui sont en costards-cravates et qui occupent les plus hauts postes de la société civile et publique.

Nos dirigeants eux sont les vrais délinquants, car sous couvert de leurs fonctions, ils sont coupables d’extorsions, détournements de fonds, trafics d’influence, délits d’initier, trafics d’armes, agressions sexuelles...et pourtant jamais jugés, ou toujours blanchis.

Certains obtiennent même des promotions, comme un poste de ministre de l’intérieur ou de la justice !

Aujourd’hui j’en appelle au sens moral de chaque membre des forces de l’ordre, afin qu’ils rejoignent nos rangs. Ou du moins qu’ils baissent leurs armes. Car ce sont eux aussi des citoyens, des pères et des mères. Nous devons construire ensemble le monde de demain. Sans haine, sans armes et sans violence.













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