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  • Chris le Farfadet

"Mr Blaireau, de Fil en Aiguille, et de tout à rien"

Mis à jour : 24 juin 2020

Sculpture en bois d’Orme

Cette sculpture réalisée dans du bois d’Orme est accessoirisée avec des engrenages et pièces de machine à coudre. Ce Blaireau dandy équipé de mécanismes lui permettant de coudre, est un hommage à ma région « Le Pays d’Olmes ». En effet ce petit bout de campagne Ariégeoise où je suis né et où je vis était l’un des bastions de l’industrie textile de France pendant des années. Ici dans les années glorieuses c’est toute une population qui travaillait dans le tissage, que ce soit en usines ou dans des ateliers particuliers, c’est tout ce petit Pays qui vivait au rythme des cliquetis des métiers à tisser. Quelle grande époque, celle des hommes élégants portant chapeaux et vestons , des femmes raffinées aux grandes robes et toilettes subtiles. Celle du « made in France » , où l’industrie française était florissante et son savoir-faire reconnu dans le monde entier. Mais que s’est-il passé depuis ? Où en est-on aujourd’hui ? Dans les années 1980, l’industrie française a commencé à décliner. Les gouvernements successifs ont ouvert les marchés à la concurrence mondiale, privilégiant ainsi les profits à l’humain. La mode économique libérale est devenue avec le temps le modèle à suivre. Il valait mieux importer de l’étranger des produits de moins bonne qualité souvent, mais qui grâce à une main d’œuvre bien moins chère et des coûts de production réduits et malgré les frais de ports arrivaient quand même en France moins chers que si on les avait fabriqués chez nous. Absurdité totale. Pourtant nos dirigeants au nom du profit, ont ainsi, depuis des années, démantelé petit à petit l’industrie française. Le textile ne fait pas exception à cette règle, ainsi mon cher « Pays d’Olmes » s’est vu lui aussi délesté de son savoir faire, le plongeant de fait dans une crise économique et sociale profonde et toujours d’actualité. Aujourd’hui c’est toute l’industrie française qui est partie, ou qui se meurt pour les rares entreprises industrielles présentes encore sur le territoire. Cette course effrénée aux profits pour engraisser quelques gros patrons et leurs actionnaires fait que aujourd’hui un pays comme la France, pourtant 6ème puissance mondiale, est totalement tributaire d’autres pays dans beaucoup trop de secteurs. Totalement navrant lorsque l’on connaît le savoir-faire français dans bien des domaines. C’est la raison pour laquelle cette sculpture a pris la forme d’un blaireau, car il est une expression qui veut que l’on traite de blaireau les personnes qui font des choses stupides. Et il a vraiment été très stupide de laisser mourir ainsi notre belle industrie française et de nous laisser du coup à la merci des productions des autres pays et des caprices des marchés financiers. Cette sculpture réalisée en 2019 prend encore plus de sens aujourd’hui avec la crise sanitaire, économique et sociale que nous traversons tous. En effet n’est-il pas navrant qu’un pays comme la France autrefois fleuron de l’industrie textile mondiale, soit incapable de fournir des masques, blouses et protections à nos soignants et au peuple, et qu’il faille attendre des commandes venues de Chine, tout comme pour les médicaments, les lois du marché faisant que les stocks partent au plus offrant. La Chine devenue grand fournisseur mondial du tout et n’importe quoi. Ouvrir les marché à la concurrence mondiale pourquoi pas, mais avec des règles strictes, et pas aux détriments des richesses et savoir faire locaux, ni en profitant de l’exploitation humaine, dans le simple but de faire plus de profits qui finiront dans les poches de quelques dirigeants sans scrupules. Privilégions le local et les circuits courts. Faisons confiance au pouvoir de création. Préférons l’Humain et la Vie à l’Argent. Disons non à un tout capitalisme et mondialisme à outrance, dévastateur et mortifère.


Mr Badger, one thing leads to another

Elm wood sculpture, 2019

This sculpture is made of elm wood and accessorised with gears and pieces from a sewing machine. This dandy badger, that is equipped with mechanisms that allow him to sew, is a homage to my region “Le Pays d’Olmes”.

In effect this little rural corner of Ariège, where I was born and where I live, was a bastion of the textile industry in France for many years.

In the glory years this was where a whole population worked as weavers, whether in factories or in private workshops, all of this little county worked along to the rhythm of clinking machines of the weaving trades. What a great era, where elegant men wore hats and suits, of refined women who wore long dresses and who were subtly groomed. A time of “made in France”, where French industry was flourishing and its know-how was recognised across the globe.

But was has happened since? Where are we today?

In the 80s, French industry began its decline. Successive governments opened the markets to global competition, privileging profits over people. Over time the fashion of liberal economics has become the model to follow.

It was better to import often lower quality goods from abroad, but which due to much cheaper labour, reduced production costs and in spite of transport costs, arrived in France cheaper than if we had made them ourselves.

Totally absurd. Over the years, little by little our leaders have, in the name of profit, dismantled French industry.

Textiles are not the exception to this rule. This is how my dear “Pays d’Olmes” was also cut off from its craft, plunging it into a deep economic and social crisis that is still felt today.

All of French industry has currently disappeared, or those rare industrial companies that are still on the territory today, are dying out.

This unbridled race for profits to fatten several big patrons and their shareholders, means that today a country such as France, even as the 6th global power, is totally dependent on other countries in far too many sectors.

It’s totally disheartening when we take into account French know-how in many different sectors.

This is the reason this sculpture took the shape of a badger. In French there is an expression, in which we call someone a “badger” to say that they do stupid things. It is indeed very stupid to allow our beautiful French industry die off and leave us at the mercy of products from other countries and the whims of financial markets.

Isn’t it depressing that a country such as France, that was once the jewel of the global textile industry, has been incapable of supplying masks, aprons, personal protection equipment and medication to the population? It was instead obliged to wait for orders made in China, the laws of the market meaning stocks go to the highest bidder. China has become the greatest supplier of everything and anything.

Why not open the markets to global competition? But with strict regulations and not to the detriment of wealth and local know-how, nor profiting from human exploitation, nor with the simple aim of making profits that will end up being pocketed by a few unscrupulous leaders.

Let’s privilege local produce and short transport distances, which respect human beings and the environment.

Let’s trust the power of creation. Let’s choose humans and life over money.

Let’s say no to excess capitalism and globalisation that devastates and humiliates.




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